Référendum d’initiative partagée

(MAJ : 28 septembre 2019)

RIP, le Compteur

Laisserons-nous les aéroports de Paris être vendus comme de vulgaires marchandises ?

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Dans la nuit de mercredi 12 à jeudi 13 juin, le ministère de l’Intérieur a ouvert une plate-forme en ligne pour collecter les soutiens au premier processus de référendum d’initiative partagée (RIP) de l’histoire.

Ce référendum concerne  « la proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris ». Ce référendum est ouvert jusqu’au 12 mars 2020. Tous les citoyens inscrits sur liste électorale ont l’occasion d’y participer.

Participer

Se munir de sa CNI, puis se rendre sur cette page, et suivre pas à pas le processus. Il est impératif de bien respecter la casse (Majuscule / minuscules) et les indications fournies sur le site, et ce, jusqu’au Captcha de validation.

Avant de terminer, le site vous informera :

« Êtes-vous certain de vouloir soutenir cette proposition de loi référendaire ? », en précisant qu’une fois votre soutien envoyé, il ne sera plus possible de le retirer ».« Il vous est rappelé que la liste des soutiens apportés à une proposition de loi peut être consultée par toute personne ». Vous n’aurez plus qu’à valider votre démarche pour que votre avis soit pris en compte.

Enfin, vous aurez la possibilité de télécharger le PDF de votre participation.

Comment s’organise la collecte des signatures ?

Pour être déclenché, le référendum d’initiative populaire devait recueillir le soutien d’au moins un cinquième des parlementaires. Ce seuil a été atteint début avril. Il faut qu’ensuite 10 % du corps électoral se manifeste pour terminer le processus, soit 4 717 396 personnes. Les signatures des électeurs doivent être déposées en ligne sur le site du Ministère de l’Intérieur.

Nota Bene : le site du ministère de l’Intérieur NE FONCTIONNE PAS avec Internet Explorer. Utiliser : Chrome ; Edge ; Firefox ; Safari.


Qu’est-ce que le référendum d’initiative partagée ?

Le référendum d’initiative partagée est le dispositif prévu par l’article 11 de la Constitution depuis la révision constitutionnelle de 2008. Un référendum portant sur les domaines mentionnés à l’article 11 de la Constitution « peut être organisé à l’initiative d’un cinquième des membres du Parlement, soutenue par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales ». (Suite des modalités en suivant le lien ci-dessus)

Selon le site clic-ric.org, et après lecture attentive des textes législatifs, la dénomination de « Référendum d’initiative partagée » est abusive, et il faudrait plutôt lire : « Référendum d’initiative parlementaire »  Un article intéressant à lire.
Ceci dûment exposé, le fait est qu’en tant que citoyens, je ne crois pas qu’il nous faille bouder  la possibilité de nous exprimer sur un sujet aussi important que celui de la vente des aéroports de Paris. Vente que d’aucuns comparent d’ores et déjà à celle des autoroutes…

Article mis en avant

Chernobyl (mini série TV – 2019), réalisée par Johan Renck

Sur tous les sites d’infos francophones consultés,  l’ensemble des critiques concernant la série était dithyrambique. Ce qui m’a fait me demander, avant de la regarder, comment HBO avait bien pu traiter la tragédie de Tchernobyl pour qu’elle arrive à surpasser le succès de Games of thrones. Drôle de comparaison. Je me demande comment l’on peut mettre côte à côte la relation d’une tragédie humaine et du pur divertissement. Comprenne qui pourra. Lire la suite « Chernobyl (mini série TV – 2019), réalisée par Johan Renck »

Cet été-là, de Lee Martin

J’ai hésité. Je me suis longuement demandé s’il était bien utile de parler d’un livre qui m’a laissé un goût amer au fond de la gorge. Si j’avais su, j’aurais pas lu… Mais c’est bien fait pour moi, comme souvent, je me suis laissée embobiner par une quatrième de couverture bien chiadée, et une belle photo pour la mise en scène. Zéro pointé. Si j’avais su, j’aurais pas lu
Refermant ce livre,  je me suis demandé : « Jusqu’à quel point peut-on pousser l’amoralité dans une fiction , et quel est le bénéfice (s’il y en a un) pour le lecteur ? »
Donc, après beaucoup d’hésitations, j’ai fini par convenir qu’il est dommageable de ne s’arrêter qu’aux belles choses. Se mettre la tête dans le sable ne résout rien, et n’est pas constructif. Et j’ai cessé d’hésiter.

Lire la suite « Cet été-là, de Lee Martin »

Fin (The end), film de Jorge Torregrossa

Vous est-il déjà arrivé de visionner film, puis de vous demander à la fin de la séance  si ce que vous veniez de voir vous avait plu ? Un film que vous avez aimé sans aimer ? Mieux : vous est-il arrivé de repenser au film en question, longtemps après l’avoir vu (plusieurs années), au point d’en avoir oublié jusqu’au titre, et malgré cela, d’avoir envie de le revoir ? Eh bien, c’est exactement ce qui m’est arrivé avec Fin. C’était comme une sorte d’énigme qui ressurgissait tout à coup, et à laquelle j’avais de nouveau envie d’être confrontée. Lire la suite « Fin (The end), film de Jorge Torregrossa »

Super-Cannes, de J. G. Ballard

Pour continuer ma découverte de J. G. Ballard, je me suis tournée cette fois vers Super-Cannes. Un choix guidé par la nostalgie (un peu), mais surtout par la curiosité : je voulais voir comment il avait transposé ses impressions quant à ce pays bleu et ensoleillé qu’est la Côte d’Azur. J’ai vécu une vingtaine d’années à Nice, donc Cannes, Villeneuve-Loubet, Grasse, la luxueuse résidence Marina baie des Anges, Sophia Antipolis, sont des lieux que je connais. Sa perception m’intéressait. Ici, dans Super-Cannes, les descriptions sont fidèles. Tant dans les couleurs que dans l’atmosphère. J’ai trouvé tout cela très authentique. Cela dit, les descriptions environnementales ne font pas un roman. Toutefois, dans ce cas précis, le choix de la Côte d’Azur était parfaitement adapté au sujet, puisque à l’instar de la mythique Silicon Valley, le luxe, l’argent, et le soleil y sont exposés en abondance. De même que son inévitable cortège de vices. Lire la suite « Super-Cannes, de J. G. Ballard »

Rivière tremblante, d’Andrée A. Michaud

Et voilà, j’ai récidivé. C’est dire si l’univers et la prose d’Andrée A. Michaud sont hautement addictifs. Ici, comme dans Bondrée, l’histoire tourne autour de vies d’enfants. De destins tragiques. De souvenirs. De questionnements impossibles résoudre. Lire la suite « Rivière tremblante, d’Andrée A. Michaud »

Moscou Noir, série TV (2018) réalisée par Mikael Haftröm

Une agréable découverte, que cette courte série de huit épisodes de Mikael Haftröm,  réalisée en coopération avec la Suède, la Grande-Bretagne et la Russie. Adaptée du roman noir Le chef d’orchestre de Saint-Pétersbourg (premier opus d’une trilogie non traduite en français), de Camilla Grebe et Paul Leander-Engström, elle nous entraîne dans la Russie de 1999. Lire la suite « Moscou Noir, série TV (2018) réalisée par Mikael Haftröm »

Outresable, de Hugh Howey

Après avoir vainement essayé de lire Silo, l’œuvre de science-fiction (encensée par plus de 300 000 lecteurs !) de Hugh Howay, j’ai persisté avec Outresable. Me remémorant le célèbre cycle de Dune de Frank Herbert, je me demandais, parcourant rapidement la quatrième de couverture, comment Howey, lui, avait traité le sujet. Et pis, comme je suis une fille, le rose de la couverture m’a bien plu.

Pour la problématique du sable, si l’on fait abstraction d’impossibilités physiologiques, Howey s’en sort plutôt pas mal. Suffisamment pour que le lecteur puisse entrer dans sa démarche fictionnelle. Lire la suite « Outresable, de Hugh Howey »

🌞 Bel été ? 🌞 Belles vacances ? ⛱ 🌞

Bonjour amis blogonautes !

Septembre… 🍁🍂🍄 Je peine à imaginer que mon dernier message date du 3 juillet dernier. J’espère que vous vous êtes tous bien requinqués, et rechargé à bloc vos batteries de vitamine D, en vue des prochaines grisailles et froidures !
Pour ma part, ces deux mois d’été ont filé comme un rayon de soleil à la brunante. Il faut dire que j’ai été bien très occupée. Entre les aménagements et travaux dans la maison (je viens juste de remiser les pinceaux et autres ustensiles de rénovation au grenier), et l’achèvement de mon roman : Complot contre les Surnums, je n’ai pas vu le temps passer. Je pense à ces ± 70 000 mots, qui  m’ont valu pas mal de peine, mais que je suis finalement arrivée à dompter^^ ; je suis contente. C’est que je commençais à en avoir marre de ce texte impossible à faire sortir comme je le voulais. Mais bon, c’est la règle de l’écriture : l’auteur n’est pas systématiquement satisfait du résultat de sa production (tant s’en faut !). C’est le cas pour Complot contre les Surnums (titre définitif, que j’ai mis un siècle à trouver… tout comme la couverture à composer, d’ailleurs). Savoir ce tyran entre les mains de ma correctrice me remplit d’aise^^

Bref, aujourd’hui, je vais enfin pouvoir entreprendre la mise au propre de mon second bébé, qui attend patiemment depuis deux ans que je m’occupe de lui. C’est dire si je suis contente. YOUPI !

J’espère que vous aussi, vous avez passé un bel été, heureux, joyeux et fructueux ; peut-être pas forcément reposant, mais épanouissant ! ⛱🌞 Bises, @+

©Écritures Septembre 2019

Illustration de mise en avant : Le poisson d'or - Paul Klee

Bonnes vacances ! On se retrouve en septembre… Profitez bien ☀🌎😉 !

Bondrée, d’Andrée A. Michaud

Dépitée d’avoir terminé la série des Joe Pickett [1], de Charles James Box, je voulais rester proche de cet univers. J’avais envie de continuer de lire une enquête policière, avec en filigrane une nature grandiose, sauvage. Une nature si monstrueusement grande, que l’homme a tout intérêt à se tenir à carreau quand il la côtoie. C’est dans cette optique que je me suis tournée vers Bondrée, d’Andrée Michaud. Je voulais du mystère, de l’humain, de la nature sauvage. J’ai tout eu. Miracle de la littérature, où les souhaits s’exaucent plus facilement que dans la vraie vie. Lire la suite « Bondrée, d’Andrée A. Michaud »

La Mal qui vient, de Pierre-Henri Castel

Essai hâtif sur la fin des temps

Alléchée par le titre, et une quatrième de couv’ qui me demandait malicieusement si j’étais prête pour la fin du monde, je me suis lancée hardiment pour acquérir Le Mal qui vient, un essai de P.-H. Castel. L’ouvrage suggérait une réflexion prometteuse ; je n’ai pas été déçue, il y a « matière », comme on dit. Lire la suite « La Mal qui vient, de Pierre-Henri Castel »

Sauvagerie, de J. G. Ballard

Au mois de juin 1988, dans un domaine de grand luxe, tous les résidents et leurs employés sont assassinés, soit : trente-deux personnes. En parallèle, tous les enfants (au nombre de treize) des propriétaires ont disparu sans laisser de traces. Deux mois après les faits, ceux-ci n’ont toujours pas été retrouvés, et aucune rançon n’a été demandée… Lire la suite « Sauvagerie, de J. G. Ballard »

Henriette Hardenberg (1894-1993) : Requiem

❤🌸 Aux disparues, que nous ne pourrons plus jamais embrasser. ❤🌸 C’est beau. C’est triste comme un sourire à jamais évanoui.❤🌸

Écrire, lire, traduire

Qui est Henriette Hardenberg ?

Il neige des pétales sur ma mère assise,
Dans ses cheveux ruisselant rouges, les oiseaux jouent au printemps.
Caresses d’ailes sur sa mer rouge.
Laquelle roule autour d’elle,
Secoue son corps infime
Et remplit les yeux vieux.
Toi, mon sang rouge sur la neige,
Je ne peux pas venir à toi,
Ni t’aider à déposer ta charge.
Tu ris, couleur —
Ma mère s’est noyée.
Pétales, embrassez son cadavre de colombe,
Oiseaux, posez-vous sur elle,
Buvez-la toute, recouvrez-la :
Tous, vous deviendrez rouges, d’un brun de crépuscule,
Terre-amour.


Meine Mutter sitzt im Blütenschnee,
Vögel in ihren roten Haarbächen spielen Frühling.
Sie läßt sich kosen von Flügeln auf ihrem roten Meere.
Es fließt um sie,
Schüttelt ihren winzigen Körper
Und füllt die alten Augen.
Du, mein rotes Blut im Schnee,
Ich kann nicht zu dir,
Dir nicht helfen aus deinen Lasten.
Du lachst so, Farbe —

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KLA.TV Appel urgent à se réveiller : la 5G est un danger pour le corps et la vie.

Kla.tv / La vidéo (7 minutes) en VF : ici (le lien s’ouvre dans un nouvel onglet)  est disponible dans les langues suivantes : Anglais, Allemand, Espagnol, Bulgare, Néerlandais, Ukrainien, Russe.

La version texte de la vidéo (pour ceux qui préfèrent lire)

Les soi-disant médias de qualité donnent un rapport enthousiaste sur la nouvelle génération de téléphonie mobile 5G. D’après eux, l’Allemagne serait « à la traîne » en termes de couverture de téléphonie mobile et, en tant que site économique important, elle aurait absolument besoin d’une couverture de téléphonie mobile homogène. D’après eux il ne devrait plus y avoir de zones blanches. La 5G devrait permettre une conduite autonome, elle nous avertirait automatiquement lorsque la bouteille de lait serait vide et elle serait existentielle pour notre avenir. 

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Un bonheur insoutenable, d’Ira Levin 🔍 La nouvelle traduction

De longue date, j’avais prévu de lire : Un bébé pour Rosemary, et, Un bonheur insoutenable (une dystopie qui me tentait), d’Ira Levin. Aussi, quand j’ai vu que le second venait d’être retraduit, je m’y suis intéressé de plus près. Et, pour m’amuser, j’ai voulu comparer les deux versions (du moins, les premières pages, puisque qu’on a la possibilité de le faire avec Amazon). Peut-être n’aurai-je pas dû… Enfin, il me reste : Un bébé pour Rosemay, traduit par Élisabeth Janvier.

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La 5G tue, Aurélien Barrau

Aurélien Barrau est astrophysicien spécialisé en cosmologie, rayonnement cosmique, physique des trous noirs et relativité générale.
Chercheur au Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie (CNRS) et enseignant à l’Université Grenoble-Alpes.  (Post et données Facebook)

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Mike Horn

Mike Horn a diablement raison. Et pour l’écriture, c’est pareil. À trop s’interroger sur nos capacités d’auteur, il arrive immanquablement un moment où l’on se trouve totalement englué dans le doute. À partir de là, et presque fatalement, l’histoire pressentie reste bloquée quelque part ; jamais commencée, jamais finie. Mieux vaut donc partir, quitte à s’arrêter en route – les corbeilles ne manquent pas, sur les aires de repos. Puis repartir vers d’autres contrées. Il y a tant et tant de voyages à faire, tant de chemins à découvrir…

©Photo Dmitry Sharomov

L’Indé Panda #7 🐼

L’an dernier, après avoir remanié le début et la fin un peu faiblards de ma nouvelle Mondorama, j’ai répondu avec elle à l’appel de texte pour le n° 7 du magazine L’Indé Panda ; j’ai eu la bonne surprise de la voir retenue pour publication 😊

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Brumes fantômes, de Thierry Di Rollo

Une nouvelle, toute petite, dont on ne fait qu’une bouchée. Mais dont on sait à l’instant où on en fait la lecture, que l’esprit des mots restera longtemps en notre mémoire. Lire la suite « Brumes fantômes, de Thierry Di Rollo »

Éditions du Bélial’ : prix des lecteurs Bifrost 2018, deux nouvelles offertes jusqu’au 28 février ! 🚀

À l’occasion du prix des lecteurs Bifrost 2018, la maison Le Bélial nous offre deux nouvelles en téléchargement jusqu’au 28 février 😍 Merci à eux !

Lire la suite « Éditions du Bélial’ : prix des lecteurs Bifrost 2018, deux nouvelles offertes jusqu’au 28 février ! 🚀 »

La mort selon Turner, de Tim Willocks

Le chiffre met mal à l’aise : 57 morts violentes par jour, soit 20 336 morts par an dans un pays en paix. Le ministre de la police, Bheki Cele, avoue que ce chiffre « est proche de celui d’une zone de guerre et il n’y a pas de guerre en Afrique du Sud ». Sur ces 20 336 morts violentes, on compte 2930 meurtres de femmes, 985 meurtres d’enfants, et 62 meurtres de fermiers et travailleurs agricoles. Ces données concernent la période d’avril 2017 à avril 2018. Telle est la réalité sud-africaine en ce début de XXIe siècle, vingt-huit ans après la fin de l’apartheid. Lire la suite « La mort selon Turner, de Tim Willocks »

« J’💙 » la dopamine · LIKEZ-MOI !

Peut-être l’avez-vous remarqué – ou pas –, mais je n’ai pas de compte sur Facebook ni Tweeter, deux des plus connues des plates-formes sociales, et probablement les plus utilisées dans le monde. La raison est simple : Lire la suite « « J’💙 » la dopamine · LIKEZ-MOI ! »

Vacances de Noël !

Bonjour ami(e)s blogonautes !

Me voilà de retour parmi vous pour quelques semaines ; j’ai bien avancé la mise en forme de ma fiction, qui commence enfin à ressembler à quelque chose… Un travail de révision que j’ai hâte d’avoir terminé afin d’embrayer sur le premier jet d’une autre histoire (fantastique, cette fois), qui dort dans le tiroir de mon bureau. J’en trépigne d’impatience !

❤️✳️ ❤️✳️❤️

Amicalement à toutes et tous !

❤️✳️ ❤️✳️❤️

 

Image d'illustration : ©Mark Whitehead - Danse des grues d'Hokkaido - Japon

LE MÉPRIS : réinterpréter, puis réécrire la vision originale d’un auteur à des fins idéologiques

Des « sensitivity readers », autrement dit : des lecteurs de sensibilité, apparaissent dans la sphère éditoriale. Un terme élaboré dans la plus pure tradition « novlanguesque ». L’entendant la première fois, pour un peu, l’on pourrait imaginer un spectacle où des gens se produiraient pour faire des lectures de sensibilité. À la fin de la représentation, les spectateurs applaudiraient à tout rompre, puis, heureux et volubiles, rejoindraient les coulisses tout en papotant les bras chargés de petits bouquets pastel et de mignonnes peluches, pastel elles aussi, pour féliciter ce lecteur d’un genre nouveau. Lire la suite « LE MÉPRIS : réinterpréter, puis réécrire la vision originale d’un auteur à des fins idéologiques »

L’énigme de Catilina, de Steven Saylor

Si vous êtes arrivés à saturation avec les histoires de flics déprimés et alcooliques, voire même vieux et totalement au bout du rouleau, et si faire de temps à autre un petit voyage dans le temps ne vous déplaît pas, alors je vous prescris la lecture de la série des Mystères de Rome de Steven Saylor. Amoureux d’intrigues et de meurtres dans l’Antiquité, vous serez…

Lire la suite « L’énigme de Catilina, de Steven Saylor »

Le datura (inédit)

💚 Avec le tag « Arbre en poésie », Lionel-Édouard Martin propose ce matin sur son blog l’un de ses poèmes inédits : Le datura. 💚 Hommage versifié à l’intention d’une plante aussi belle que vénéneuse. Appréciez ! 💚

Écrire, lire, traduire


Ton baume sucré ne berne personne :
tu n’as de désir qu’abaissant tes lèvres
d’embrasser le sol afin d’y boire ivre
le prétendu sang de la terre molle ‒

en baiser de feu : tant & tant de bouches
tendues vers l’humus ! mais son amertume
déçoit tout bécot, trop de feuilles sèches
pour la motte acerbe, on croirait la mâche
d’âcre brou de noix, langue qui se couvre ‒

& les mots qu’on dit sont d’un noir obscur
sans rien qui l’épure ou la pluie d’aurore
laveuse de nuit comme on l’est de morts.

(© LEM 02 08 2018)

Voir l’article original

Mondorama, de Marguerite Rothe

Mondorama 03_02

En attendant…

Alors que je suis en plein travail de réécriture, cette nouvelle est sortie de mon imaginaire comme un diable à ressort. Lire la suite « Mondorama, de Marguerite Rothe »

Edward Bernays et John Carpenter 📌 le propagandiste et le militant.

Comment manipuler l’opinion en démocratie

C’est en faisant des recherches documentaires pour mon prochain livre (un court roman d’anticipation), que j’ai été amené à lire Propaganda. Une lecture qu’il m’importait de faire pour avoir une idée générale sur le sujet. Pour être dans « l’ambiance », en quelque sorte. J’ai été servi ; quand l’on n’a pas soi-même ce type d’ambition, on est toujours surpris par le désir qu’on certains de vouloir dominer leur prochain, voire le monde entier, et ce, quel qu’en soit le prix – facture qu’eux-même ne paieront pas, s’entend.  Lire la suite « Edward Bernays et John Carpenter 📌 le propagandiste et le militant. »

En rêve et contre tout, d’Anastasie Liou

 

 

En rêve et contre tout est un curieux objet littéraire. Est-ce une ode à la littérature ? De la poésie renversante ? Un amusement d’auteur ? Un challenge intellectuel ? Ou peut-être une anticipation déjantée ? À moins que ce ne soit un rêve écrit à l’encre imaginaire sur papier fort sympathique ? Sinon, une embrouille policière en mode kafkaïen ? Impossible à déterminer. Un peu tout cela, et sûrement même davantage. Car la puissance d’une fiction, sa magie, c’est d’expédier celui qui lit encore plus loin que ce que propose l’auteur au départ ; plus loin dans l’imaginaire ; plus loin dans l’exploration des champs intérieurs, intellectuels ou spirituels. Avec En rêve et contre tout, c’est exactement ce que fait Anastasie Liou. Et voilà pourquoi son roman – qui est aussi, soit dit en passant, un fameux  hommage au livre Dans un autre temps, de Philippe Caubet –, est remarquable.

Lire la suite « En rêve et contre tout, d’Anastasie Liou »

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