Blog en pause

Amies et amis blogueurs,

J’ai pris un tel retard dans la révision/correction de ma dernière production (un court roman d’anticipation), que je suis obligé de délaisser quelque temps la rédaction d’articles pour le blog. Pas moyen de faire autrement si je veux arriver à terminer ce travail commencé – je ne vous dis pas depuis quand, pour ne pas vous faire pleurer^^. Bref, cela ne veut pas dire que pendant ce temps je ne lirai pas vos articles ni ne les commenterai pas. Bien au contraire !

Bien amicalement à toutes et tous,

Clovis

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Article mis en avant

Compilation de deux novellas « noires »

Petite modif’ sur cette page, qui annonçait une nouvelle parution :
Ça y est, j’ai terminé de mettre en forme la compilation de : La Madone écarlate et La question de Tim Willocks. Ces novellas* noires sont désormais disponibles sur Amazon en un seul volume, en deux formats   :

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Article mis en avant

LE MÉPRIS : réinterpréter, puis réécrire la vision originale d’un auteur à des fins idéologiques

Des « sensitivity readers », autrement dit : des lecteurs de sensibilité, apparaissent dans la sphère éditoriale. Un terme élaboré dans la plus pure tradition « novlanguesque ». L’entendant la première fois, pour un peu, l’on pourrait imaginer un spectacle où des gens se produiraient pour faire des lectures de sensibilité. À la fin de la représentation, les spectateurs applaudiraient à tout rompre, puis, heureux et volubiles, rejoindraient les coulisses tout en papotant les bras chargés de petits bouquets pastel et de mignonnes peluches, pastel elles aussi, pour féliciter ce lecteur d’un genre nouveau. Lire la suite « LE MÉPRIS : réinterpréter, puis réécrire la vision originale d’un auteur à des fins idéologiques »

L’énigme de Catilina, de Steven Saylor

Si vous êtes arrivés à saturation avec les histoires de flics déprimés et alcooliques, voire même vieux et totalement au bout du rouleau, et si faire de temps à autre un petit voyage dans le temps ne vous déplaît pas, alors je vous prescris la lecture de la série des Mystères de Rome de Steven Saylor. Amoureux d’intrigues et de meurtres dans l’Antiquité, vous serez…

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Le datura (inédit)

💚 Avec le tag « Arbre en poésie », Lionel-Édouard Martin propose ce matin sur son blog l’un de ses poèmes inédits : Le datura. 💚 Hommage versifié à l’intention d’une plante aussi belle que vénéneuse. Appréciez ! 💚

Écrire, lire, traduire


Ton baume sucré ne berne personne :
tu n’as de désir qu’abaissant tes lèvres
d’embrasser le sol afin d’y boire ivre
le prétendu sang de la terre molle ‒

en baiser de feu : tant & tant de bouches
tendues vers l’humus ! mais son amertume
déçoit tout bécot, trop de feuilles sèches
pour la motte acerbe, on croirait la mâche
d’âcre brou de noix, langue qui se couvre ‒

& les mots qu’on dit sont d’un noir obscur
sans rien qui l’épure ou la pluie d’aurore
laveuse de nuit comme on l’est de morts.

(© LEM 02 08 2018)

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Edward Bernays et John Carpenter 📌 le propagandiste et le militant.

Comment manipuler l’opinion en démocratie

C’est en faisant des recherches documentaires pour mon prochain livre (un court roman d’anticipation), que j’ai été amené à lire Propaganda. Une lecture qu’il m’importait de faire pour avoir une idée générale sur le sujet. Pour être dans « l’ambiance », en quelque sorte. J’ai été servi ; quand l’on n’a pas soi-même ce type d’ambition, on est toujours surpris par le désir qu’on certains de vouloir dominer leur prochain, voire le monde entier, et ce, quel qu’en soit le prix – facture qu’eux-même ne paieront pas, s’entend.  Lire la suite « Edward Bernays et John Carpenter 📌 le propagandiste et le militant. »

Mirror, de Karl Olsberg

Fans de la série Black Mirror ? Oui ? Alors Mirror, le thriller cyber-technologique de Karl Olsberg est pour vous. C’est simple, le livre est construit comme un épisode de la série.

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On entre toute de suite dans le sujet, l’auteur nous présente rapidement ses personnages, et là, pas de surprise, Olsberg fait dans le classique : la journaliste curieuse, le hacker surdoué, le petit couple d’amoureux, le voyou qui a oublié d’en être véritablement un, le créateur du Mirror, le pote du créateur, les lobbyistes, la grosse société qui va « bouffer » le monde, puissante au point qu’on pourrait adjoindre la première lettre de son nom à l’acronyme des GAFA sans que cela fasse tache, et le Mirror. Un truc tellement génial que tout le monde tombe à genoux devant.

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Hollywood Babylone, de Kenneth Anger

Tombé par hasard sur ce titre lors de mes recherches documentaires sur le Dahlia noir, je me suis empressé d’en noter les références. Non que je pensais m’en servir comme matériel de travail, mais simplement parce que – sans être un véritable cinéphile –, j’aime le cinéma depuis toujours,  et que j’envisageais sur le moment la lecture d’Hollywood Babylon, de Kenneth Anger, comme une visite des coulisses de l’univers hollywoodien. Une récréation…

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Tokyo Vice

Voilà un livre que je me promets de ne pas laisser moisir dans ma PAL. Jake Adelstein est journaliste. Tokyo Vice est son histoire. Merci à Yggdralivre pour son – très bon – article. Appréciez !

Yggdralivre

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Après avoir terminé la lecture de ce livre je me suis demandé si je devais être étonné ou non, enfin surpris plutôt. Non pas du contenu, mais de l’édition et du fait qu’un journalisme comme celui-ci puisse encore exister. Aucun de ces deux éléments ne m’a vraiment étonné, mais je me dis que certains pourraient l’être, étonné, alors qu’à mon sens on serait plus proche de la norme. En même temps, vous me direz (à juste titre) que si la norme était si qualitative alors ce type de démarche confidentielle n’aurait pas besoin d’exister.

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La ferme du crime, de Andrea Maria Schenkel

La ferme du crime est un roman de non-fiction. À l’instar de Truman Capote avec son livre De sang froid,  Andrea M. Schenkel fait tout d’abord découvrir au lecteur les lieux du crime : un endroit isolé, presque lugubre ; la proximité des bois renforçant sûrement cette impression. Puis, à tour de rôle, elle fait parler ceux qui ont connu,  que ce soit de près ou de loin, les Danner : la camarade de classe de la petite Marianne, le mécanicien du coin, les voisins, le curé, l’instituteur, les ouvriers, garçons et filles de ferme. Et tous parlent à la presque étrangère qui les interroge : « Ceux que j’y ai rencontrés ont accepté de me parler du crime. De parler à quelqu’un d’à la fois étranger et familier. Qui ne resterait pas, qui écouterait puis repartirait comme il était venu. » Parce qu’à la campagne, les gens sont ainsi…

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Notre Histoire, de Dimitri Casali

Il y a quelque temps, parce que j’avais dans l’idée de rafraîchir ma mémoire sur notre Histoire de France, je me suis rendue dans ma librairie préférée pour voir ce que le vendeur pourrait me conseiller. Je n’avais pas envie d’un livre gros comme une Bible, mais il devrait être cependant suffisamment complet. Je voulais qu’il fasse un grand tour d’horizon, en démarrant par exemple de l’époque mérovingienne jusqu’à nos jours. Lire la suite « Notre Histoire, de Dimitri Casali »

Dylan Thomas (1914-1953) : Et la mort n’aura point d’empire / And death shall have no dominion

💙 Aimez-vous Dylan Thomas? 💙
And death shall have no dominion, 💙 avec sa traduction française de Lionel-Édouard Martin.
À lire et à relire, 💙 tout bas ou à haute voix, 💙 pour la musique des mots, 💙 pour l’amour de l’amour 💙 Et la mort n’aura point d’empire… 💙

Écrire, lire, traduire

Et la mort n’aura point d’empire,
Les morts, nus, se verront unis
À l’homme dans le vent et à la lune d’ouest ;
Leurs os, rongés à blanc, leurs os blancs disparus,
Ils auront, coude et pieds, des étoiles pour lest ;
Ils seront sains d’esprits, bien que fous devenus,
Bien qu’immergés en mer, rejaillissant du bas ;
Si meurent les amants, l’amour, lui, ne meurt pas,
Et la mort n’aura point d’empire.

Et la mort n’aura point d’empire.
Sous les ondulations marines
Tout de leur long couchés nul vent ne les tuera ;
Vissés à l’échafaud,  quand les chairs se déchirent,
Fixés même à la roue, ils ne craqueront pas,
La foi qu’ils ont en main pourra se désunir,
Et les diables cornus les traverser de pas ;
Pourfendus de partout, ils ne céderont pas,
Et la mort n’aura point d’empire.

Et la mort n’aura point d’empire.
Les goélands, fini d’entendre leur crierie,
Et…

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Une scène de crime surréaliste, une empreinte de pensée, et les œuvres de Man Ray et de Marcel Duchamp en filigrane.

Un titre étrange, mais qui peut se comprendre comme une association d’idées en mode psychanalytique. Cet article, prolongement du dernier volet de ma série de chroniques sur l’affaire du Dahlia noir, peut toutefois être lu indépendamment ; avec lui, je reviens une toute dernière fois sur la fin tragique d’Elizabeth Short, alias le Dahlia noir.

Peu après avoir terminé le livre de Steve Hodel, L’affaire du Dahlia noir,  je commandai dans la foulée celui de Don Wolfe, Le dossier du Dahlia noir. Je me disais qu’avoir deux éclairages opposés sur cette affaire compléterait la vision que j’en avais. Une bonne décision, puisque dans le livre de Don Wolfe j’ai trouvé des éléments de vie sur Elizabeth Short qui ne figuraient pas ou n’étaient pas développés dans le livre d’Hodel. Rien d’extraordinaire, mais ce peu a suffi pour me renseigner plus complètement sur les derniers mois de celle qui, plus tard et pendant très longtemps, ne serait plus connue que sous le surnom du Dahlia noir. Lire la suite « Une scène de crime surréaliste, une empreinte de pensée, et les œuvres de Man Ray et de Marcel Duchamp en filigrane. »

Utøya, de Laurent Obertone

Au moment où je lisais Utøya,  je me demandais si je serai capable de chroniquer ce récit, tant ce que je lisais était émotionnellement intense. Tragique et dérangeant. Parce que lire Utøya, de Laurent Obertone, c’est un peu comme encaisser un coup de poing au plexus, ou recevoir un coup de marteau sur la tête. Ça coupe le souffle. Ça vous assomme. Lire la suite « Utøya, de Laurent Obertone »

L’affaire du Dahlia noir, de Steve Hodel 3/3

Qui était Betty Short ?

Elizabeth Short octobre 1946 Hollywood Californie

Avec son mètre soixante huit, ses 53 kg, sa silhouette élancée, Betty Short a des allures de mannequin. Et puis aussi, elle est belle. Ce sont ses yeux verts, et son teint de porcelaine, qu’encadre une abondante chevelure couleur d’obsidienne qui le disent pour elle. Le mannequinat ne l’intéresse pas. Elle, ce qu’elle veut, c’est être actrice. Faire carrière dans le cinéma. Nous sommes en 1947, elle a vingt-deux ans, une vie devant elle, et des rêves de gloire et d’amour plein la tête. Rien de tout cela n’arrivera.

Six jours après son assassinat, la police de L.A. publie un bulletin de recherche d’informations sur Elizabeth Short. Les légistes datent son décès au 15 janvier 1947. Ainsi, les feux de la gloire ne l’auront jamais éclairée que dans une mort tragique et abominable.

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L’affaire du Dahlia noir, de Steve Hodel 2/3

Qui était George Hill Hodel ?

George Hill Hodel - Courtesy of Steve Hodel

Enfant prodige, en 1916 — déjà auteur de plusieurs compositions musicales — il donne son premier récital dès l’âge de neuf ans. Doté d’un quotient intellectuel de 186, George Hill Hodel avance à pas de géant dans la vie. Lire la suite « L’affaire du Dahlia noir, de Steve Hodel 2/3 »

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